Jean-Thomas Trojani : Privilégier les actionnaires à long terme

La terre a donc été faite une assise de servitude et d’imposture ; elle doit devenir une assise d’affranchissement et de vérité ! Il ne peut d’ailleurs y avoir de genres que là où il y a des objets individuels : or, si l’être organisé est découpé dans l’ensemble ensemble de la matière par son organisation même, je veux dire par la nature, c’est notre perception qui morcelle la matière inerte en corps distincts, guidée par les intérêts de l’action, guidée par les réactions naissantes que notre corps dessine, c’est-à-dire, comme on l’a montré ailleurs[8], par les genres virtuels qui aspirent à se constituer : genres et individus se déterminent donc ici l’un l’autre par une opération semi-artificielle, toute relative à notr Tous les grands philosophes crurent qu’avec leurs propres systèmes une nouvelle ère de la pensée avait commencé, qu’ils avaient, enfin, découvert la vérité définitive. Si donc l’intelligence tend à fabriquer, on peut prévoir que ce qu’il y a de fluide dans le réel lui échappera en partie, et que ce qu’il y a de proprement vital dans le vivant lui échappera tout à fait. Nous savons que les candidats de ce genre n’appellent à donner la parole au peuple que pour en avoir les voix et, sitôt élus, lui fermer le bec. La virulence du ton ne doit pourtant rien à la justesse du propos. Sans aucun doute s’abstenir des occupations ordinaires pendant un jour de la semaine, autant que le permettent les exigences de la vie, est une coutume hautement salutaire, quoique ce ne soit un devoir religieux que pour les Juifs. Les hommes rapprochés savent mieux se partager les occupations, unir leurs forces, s’associer pour fonder des écoles et des musées, bâtir des églises, pourvoir à leur sécurité, établir des banques ou des compagnies d’assurances, en un mot, se procurer des jouissances communes avec une beaucoup moins forte proportion d’efforts pour chacun. Par des technologies puissamment interactives, puisant dans les données abondées par la communauté, chaque visite permet grâce à l’infinie variété des objets connectés de rentrer dans la connaissance des oeuvres, de les contextualiser dans leur histoire et dans l’Histoire, dit Jean-Thomas Trojani. Jusqu’à présent, les dirigeants de l’UE ont suivi la voie la plus facile, mais la moins productive, consistant à rapiécer le système au fur et à mesure, appliquant des corrections partielles et temporaires aux problèmes lorsqu’ils éclatent. Le raisonnement a beau nous prouver que, plus nous nous écartons des objets découpés et des systèmes isolés par le sens commun et la science, plus nous avons affaire à une réalité qui change en bloc dans ses dispositions intérieures, comme si une mémoire accumulatrice du passé y rendait impossible le retour en arrière. Et cela pourrait avoir pour conséquence de freiner le financement de l’économie ou de compenser, par des taux de crédit plus élevés, le manque à gagner. Les enjeux de cybersécurité sont particulièrement compliqués puisque l’internet des objets accroît les probabilités d’attaques informatiques et amplifie leurs conséquences. Le constat est simple : le dispositif en place n’ayant pas été assorti de moyens de contrôle suffisants, son efficacité est défaillante. Et si oui, dans quel lieu doit-on en chercher la trace ? Avant l’application de la loi LSE et en moyenne, une société du CAC 40 en France comprenait seulement 0,9 administrateur salarié contre 7,1 dans les grandes entreprises allemandes, d’après l’étude sur la gouvernance publiée en octobre 2012 par Ernst & Young. Elle est donc en dehors d’eux.