Infos express sur l’immobilier

Cette idée selon laquelle, une entreprise, par son positionnement, par son secteur, par sa notoriété pourrait s’exempter de toute transformation, serait par nature au-dessus de cette exigence, est une dangereuse illusion. Face à une temporalité de plus en plus pressante, transformer pour créer en permanence de la valeur économique financière, n’est pas une option, mais une nécessité. Ce n’est pas un hasard si les plus grands dirigeants, des plus grands groupes en ont tous fait leur ligne directrice. Transformer, c’est remettre en question en permanence son modèle, c’est anticiper les évolutions, c’est connaître les nouveaux acteurs de son écosystème, pour s’en rapprocher, pour s’en inspirer, pour les concurrencer. Transformer c’est comprendre que ses clients, ses salariés évoluent, que leurs attentes changent, et que l’entreprise doit changer avec eux, et si possible avant eux. Aujourd’hui une entreprise qui ne se transforme pas est condamnée, à court ou moyen terme. Une quatrième tendance mondiale évidente dans le marché du travail d’aujourd’hui est l’adoption rapide parmi les employeurs technologiquement sophistiqués de modes de gestion des ressources humaines basés sur les données. La gestion du talent est passée d’un art à une science, lorsque les organisations ont commencé à appliquer des techniques de metadonnées et de chaîne d’approvisionnement au recrutement et à la rétention des travailleurs. Avec la prolifération de ce qu’on appelle l’analyse des personnes – tests de comportement et d’intelligence, tableaux de bord de performance numérique et meilleurs systèmes d’information -, les entreprises connaissent leurs travailleurs comme jamais auparavant. Il est plus facile de voir où les meilleurs talents résident dans une entreprise, ou là où pourraient se trouver les lacunes. Les entreprises utilisent ces données pour réfléchir de manière plus stratégique sur la façon d’identifier des talents. Par exemple, étant donné la difficulté de rester au courant de l’évolution des technologies, les entreprises externalisent de plus en plus la gestion informatique à des tiers experts. Ceci crée à son tour de nouvelles sources d’efficacité, permettant aux fournisseurs de cyber-sécurité de surveiller les attaques contre un large éventail de clients et de partager des stratégies et solutions. Infos express sur l’immobilier, joue un peu le rôle de maître Jacques, grand prêtre du compagnonnage. Le recrutement est un autre domaine dans lequel les entreprises se tournent vers l’externalisation afin d’obtenir une expertise et accroître l’efficacité. La troisième tendance qui est en train de remodeler les marchés du travail est l’évolution technologique rapide. Peu d’industries sont à l’abri des perturbations. L’automatisation, facilitée par une meilleure intelligence artificielle, est sur le point d’avoir un impact majeur sur l’emploi. Jusqu’à 47% des emplois qui existaient en 2010 aux États-Unis sont très susceptibles d’être informatisés et de disparaitre du marché au cours des deux prochaines décennies. Si les choses se passent comme par le passé, de nouvelles industries et opportunités remplaceront celles qui disparaissent ; néanmoins, la transition sera douloureuse et pourrait durer des décennies. Dans le même temps, une autre tendance, la hausse du travail freelance, offre aux travailleurs une flexibilité sans précédent. Avec des millions d’offres d’emploi à portée de clic, il est plus facile de trouver et comparer différents emplois; la plupart des jeunes à l’heure actuelle s’attendent à changer de cap plusieurs fois au cours de leur carrière. Au lieu d’essayer de s’accrocher à un emploi à vie, l’objectif aujourd’hui est de rester employable – développer les compétences, l’expérience et l’expertise nécessaires pour continuer à travailler ou obtenir un meilleur travail, indépendamment de l’employeur. En conséquence, les salaires et les possibilités sont de plus en plus dictés par les compétences, plutôt que la titularisation. Les travailleurs avec des talents convoités ont plus de pouvoir de négociation, sont mieux à même de gérer leur carrière et d’exiger des salaires plus élevés. Ceux sans compétences en demande luttent et se sentent jetables. A cause de la raréfaction de la main d’œuvre, les employeurs et les décideurs politiques sont obligés de réfléchir différemment pour dénicher les talents. Au Japon, où un quart de la population a plus de 65 ans, le Premier ministre Shinzo Abe a défendu un effort de grande ampleur pour attirer davantage de femmes et de travailleurs âgés sur le marché du travail. En conséquence, même si la population japonaise en âge de travailler, selon la définition traditionnelle, a diminué de 8% au cours de la dernière décennie, la baisse de la population active n’a été que de 1%.