Antonio Fiori : Un financement orienté vers les investissements

C’est elle, et elle seule, qui doit subvenir à toutes les charges que nécessite la vie des hommes qu’elle porte. Comme elle n’en posera pas à Haussmann, dont l’œuvre fut d’abord une entreprise destructrice, notamment pour le Paris gothique. Elle ne peut pas être fragmentée, partagée à jamais entre les favorisés du sort au détriment des malheureux ; elle ne peut pas être divisée en parcelles plus ou moins étendues qui sont, chacune, propriété individuelle. Elle ne peut point cesser, quels que soient ceux qui en ont la possession temporaire — individus ou communes —, d’être la propriété de tous les Français. C’est leur domaine inaliénable, intangible. Mais cette sorte de transaction spontanée entre le principe théologique et le principe positif ne comportait, évidemment, qu’une existence passagère, propre à faciliter davantage le déclin continu de l’un et le triomphe graduel de l’autre. Je ne dis point : cela ne serait pas juste, cela ne devrait pas être. Les lourdeurs bureaucratiques des institutions communautaires, justement décriées par les opinions, découlent en effet souvent des carences de « leadership » qu’elles subissent. Qu’est-ce qu’une pluralité ? Du tempérament intellectuel passons maintenant au tempérament moral ; là encore, nous nous trouvons en présence d’une foule de penchants instinctifs qui produiront la joie ou la douleur selon que la volonté leur obéira ou leur résistera : penchants à l’avarice, à la charité, au vol, à la sociabilité, à la férocité, à la pitié, etc. Ce sont tous les monstres du passé que servent et défendent ces scélérats lorsqu’ils prônent le besoin de croire et le patriotisme ; c’est le vieux vampire de l’État et la vieille gouge religieuse ; c’est l’hydre féroce des Anciens Temps, dont les têtes repoussent aussitôt qu’on les a coupées, et qu’on ne pourra tuer qu’en arrachant la terre à ses ignobles griffes. Puis la tour se fit une place dans les habitudes visuelles jusqu’à être inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco (1991), avant même les berges de la Seine. Nous connaissons nos ennemis, derrière quelques tas d’ordures qu’ils s’embusquent pour tirer sur nous ; nous saurons les trouver. D’autres constructions ont connu un sort dégoulinant d’indifférence, tels la tour Montparnasse ou l’Opéra Bastille. Le résultat final de la pensée est l’exercice de la volonté, fait auquel n’appartient plus la pensée. C’est ce cri-là qui résume toutes nos plaintes, toutes nos colères, toutes nos haines, tous nos désespoirs, et toutes nos douleurs. Et voici le cri qui exprime ce que nous voulons, ce qu’il nous faut :. Quant à eux, ils déclarent que « pauvreté n’est pas vice » et que « la misère est sacrée. Si l’on s’en tient à la mesure devenue standard du ratio de fonds propres (dit « CET1 », issu des accords de Bâle), 25 banques seulement ont échoué au test – dont 11 italiennes, 1 française et 1 allemande – mais de si petite taille qu’on s’en inquiète à peine, d’autant que 12 d’entre elles ont déjà fourni un effort de recapitalisation au cours de l’année 2014. Mais cette prolifération numérique est confrontée à des nombreuses limites, parmi lesquelles l’infrastructure disponible (fibre optique, 3G, 4G, connexion aux câbles sous-marins), l’accessibilité réelle à Internet — les mobiles avec Internet et les tablettes restent chers et les débits lents —, la sécurité, le nombre insuffisant de capital humain spécialisé, la faible production des contenus. La charité même, pour subsister, a besoin de croire à la réalité et à l’indignité des misères qu’elle soulage ; si la pauvreté, si la douleur, si l’ignorance (bienheureux les humbles d’esprit ! Et lorsque ce corps redevient rond, d’où lui vient sa rondeur ? Depuis plusieurs années, le régulateur part en effet du principe – à première vue de bon sens – que tous les actifs ne présentent pas le même risque et qu’ils n’ont donc pas à supporter la même charge en fonds propres. Y a-t-il un autre genre d’existence ? Par suite de l’absence totale de solidarité dans les relations humaines, par suite de l’application générale de la doctrine imbécile qui prétend que la concurrence est féconde, les nouveaux moyens d’action que des découvertes quotidiennes placent au service de l’humanité sont dédaignés, oubliés. Il ne saurait ni engendrer ni occasionner un état intellectuel. Puis, il serait puéril de le cacher, les nations protestantes sont fatiguées d’être harcelées, insultées et provoquées sans cesse par un adversaire qui n’attaque jamais, mais qui les condamne à une perpétuelle défensive ; cette défensive est onéreuse, désagréable ; le mauvais emploi de leurs forces déplaît aux nations protestantes ; et c’est faire un mauvais usage de son énergie, quoi qu’on en puisse penser en France, que de la tenir en réserve, au cran d’arrêt. C’est grâce à son action multiforme et continue que l’incohérence de l’état actuel présente une apparence de cohésion. Elle donne l’hypocrisie, la bassesse, la peur, l’imbécillité, l’abrutissement — toutes les hideuses maladies morales qui suintaient sous ta sale peau lorsque tu montais la faction de la lâcheté dans les confessionnaux, au lieu d’aller te battre, en 1870. C’est ainsi que récemment le sieur Coppée, académicien à dos d’âne et crapaud de bénitier, s’est permis de développer cette opinion fangeuse que la souffrance est bonne, sans qu’aucun des douloureux eut l’idée de venir écraser à coups de bottes les pustules du personnage.  » Mais le temps sera long, il faudra être persuasif « , indique Antonio Fiori.