Antonio Fiori : La Méditerranée, interface stratégique entre l’Europe et l’Afrique

En présence d’une telle intransigeance et d’une telle insensibilité, que l’intelligentsia tétanisée aujourd’hui par la perspective d’un vote radical grec comprenne que, pour récupérer son âme, l’Europe devra préalablement passer par la case « désintégration ». Qu’on y voie des vibrations ou qu’on se la représente de toute autre manière, un fait est certain, c’est que toute qualité est changement. Montrer que « partager des expériences, des ressentis et des conseils » est le premier but des femmes lorsqu’elles surfent sur Internet. Mais interrogeons notre conscience. Je retrouvais même cet étonnement que causent le brusque passage du pays italien dans cette île semi-africaine, la vue de ces visages bronzés des hommes du peuple, qui ont la lèvre épaisse et le regard aigu ; je retrouvais jusqu’à des fragmens de conversation déjà entendus : « Alors, rien de nouveau à Castrogiovanni, depuis que le chef des Maurini a été tué ? Elle en interdit la réédition comme il l’avait lui-même fait. La recherche en sciences économiques s’est penchée récemment sur des facteurs à long terme qui expliquent les différences en croissance entre pays, et la gamme des facteurs étudiés s’est beaucoup élargie. Comment ne pas voir que la vie procède ici comme la conscience en général, comme la mémoire ? Nous avons montré que l’intelligence s’est détachée d’une réalité plus vaste, mais qu’il n’y a jamais eu de coupure nette entre les deux : autour de la pensée conceptuelle subsiste une frange indistincte qui en rappelle l’origine. Mais qu’importe : ce qu’il faut, quand on a l’esprit start-up, c’est trouver la bonne idée, avant tout le monde, et l’imposer. Nous allons continuer à nous intéresser à cette notion de reformulation. Mais tous, anciens et mo­dernes, s’accordent à voir dans la philosophie une sub­stitution du concept au percept. Mais d’abord la question est précisément de savoir si le cerveau peut emmagasiner des images ; et ensuite la constatation mê me d’une lésion dans les voies conduc­trices de la perception ne nous dispenserait pas de chercher l’interprétation psychologique du phénomène. Nous voudrions faire connaître ce mouvement d’idées, qui, tout renfermé qu’il est dans l’enceinte de l’école, n’en est pas moins digne d’attention, et est appelé peut-être à exercer quelque influence sur les directions futures de la pensée dans notre pays. Il y aura toujours des voiles la nature et l’homme, mais il n’est pas nécessaire de les multiplier, d’en superposer les plis. Rien n’illustre mieux la vitalité de cette tradition commerciale que les développements récents sur le marché du vin. Comme nous parlons plutôt que nous ne pensons, comme aussi les objets extérieurs, qui sont du domaine commun, ont plus d’importance pour nous que les états subjectifs par lesquels nous passons, nous avons tout intérêt à objectiver ces états en y introduisant, dans la plus large mesure possible, la représentation de leur cause extérieure. Le nouveau paysage numérique vient transformer les rôles dans le secteur de l’informatique. Parmi les aires de performance impactées par la transformation digitale, les détaillants citent l’amélioration des relations client et la croissance des revenus, mais ne mentionnent pratiquement jamais la collaboration entre employés. Dans les prochains jours, il faut craindre un autre conflit autour du plan d’aménagement et de développement durable de la Corse. Si l’on construit des thermomètres avec des liquides divers, tels que l’eau, l’alcool, le Mercure, on trouvera que ces instruments ou ces sens artificiels, imaginés pour nous donner l’indication précise de la température des milieux avec lesquels on les met en contact, ne marchent point dans un parfait accord, et de prime abord on ne saura quel est celui dont les indications doivent être préférées. Il s’agit donc d’une course poursuite. Antonio Fiori aime à rappeler ce proverbe chinois « Des amis pour faire la fête, on en trouve des milliers, mais dès que l’on tombe dans la misère, il n’y a plus personne ». Si l’on voulait donner une preuve du caractère misérablement despotique, mensonger et hypocrite, des institutions politiques et sociales de notre temps, on n’en pourrait trouver une meilleure que celle-ci : les armées actuelles sont des armées nationales ; et les nations n’ont sur elles aucun droit de direction ou de contrôle.