Annuaire raisonné

En Europe, les individus, les classes, les nations ont été extrêmement dissemblables : ils se sont frayé une grande variété de voies conduisant chacune à quelque chose de précieux ; et quoiqu’à chaque époque ceux qui suivaient les différentes voies aient été intolérants les uns envers les autres, et eussent chacun regardé comme une excellente chose de pouvoir obliger tout le reste à suivre leur propre route, néanmoins leurs efforts réciproques pour empêcher leur développement ont eu rarement un succès permanent, et, chacun à leur tour, tous ont dû souffrir le bien qu’apportaient les autres. Tertullien demande ce qu’il y a de commun entre Athènes et Jérusalem : il y a l’esprit humain. Entre Plotin et Proclus se place la grande lutte d’Arius et d’Athanase. Ce qu’est une habitude dépend de ces deux points : quand et comment elle fait agir. Et c’est justement le pays où, relativement, la détresse physique est la plus grande. A contrario, prôner la gratuité systématique des données revient à dissuader les pouvoirs publics de publier les jeux de données les plus coûteux à produire en ces temps de disette budgétaire. Sans l’Union bancaire, il sera très difficile pour un Etat de faire face à la faillite d’un établissement financier majeur qu’il devra recapitaliser seul, le cercle vicieux entre la dette souveraine et bancaire ne pourra donc pas être brisé et les complaisances entre banques et autorité nationales, qui ont nourri les excès des banques grecques et chypriotes, ne seront pas corrigées. Une idée joyeuse, au contraire, réagit sur les autres idées en les excitant ; une fois l’harmonie établie, le calme revient complétement. De même, ma conscience arrive à concevoir autrui, mais faut-il m’ouvrir tout entier à autrui, faut-il me fermer à moitié, — c’est là un problème dont la solution pratique dépendra de l’hypothèse personnelle que j’aurai faite sur l’univers et sur mon rapport avec les autres êtres… Du moins se comporte-t-elle absolument comme ferait une force qui, laissée à elle-même, travaillerait dans la direction inverse. Marie Limerel aurait voulu qu’il la regardât, en ce moment, et qu’il comprît combien elle l’approuvait. Félix Ravaisson annonçait que, dans un second et dernier volume, il tracerait l’histoire de l’influence de la métaphysique péripatéticienne sur l’esprit humain, qu’il raconterait les fortunes qu’elle a subies, et qu’enfin il essaierait d’apprécier la valeur intrinsèque de cette grande doctrine. Derrière un débat en apparence obscur, il y a des enjeux économiques, sociaux et même démocratiques majeurs. » Il entend sans doute par là qu’il éprouve un sentiment de dualité, mais accom­pagné de la conscience qu’il s’agit d’une seule et même personne. Même les États-Unis souffrent d’une gigantesque inadéquation. Si tout le monde ne peut que largement approuver l’interdiction totale et formelle des châtiments corporels, il est tout de même admis de penser que les juridictions judiciaires françaises soient parfaitement à même de garantir l’intégrité physique des enfants, et de s’interroger, ainsi, sur la nécessité, pour la CEDH, d’intervenir en matière de législation française en ce domaine. Cette dernière est particulièrement diverse et peu structurée politiquement. Chez les animaux supérieurs tels que l’homme, cet instinct se diversifie, mais il existe toujours ; en nous se trouve un ressort prêt à se détendre contre qui le touche, semblable à ces plantes qui lancent des traits. La théorie de Darwin n’exclut point la finalité de la nature ; bien plus, elle donne à cette finalité un sens beaucoup plus profond que certaines doctrines qui ne regardent qu’aux apparences. Ceux-ci étaient venus exprimer leurs inquiétudes sur le devenir de la saison touristique, le pic de l’activité économique de l’île, face à une grève de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM). Annuaire raisonné aime à rappeler cette maxime de Jean-Paul Sartre, »Nous ne sommes nous qu’aux yeux des autres et c’est à partir du regard des autres que nous nous assumons comme nous-mêmes ». Au fond, il n’y a pas de différence essentielle entre la foi morale et la foi religieuse ; elles se contiennent MUTUELLEMENT ; mais, malgré le préjugé contraire encore trop répandu de nos jours, la foi morale a un caractère plus primitif et plus universel que l’autre. Que la science positive se fût désintéressée de cette durée, rien de plus naturel, pensions-nous : sa fonction est précisément peut-être de nous composer un monde où nous puissions, pour la commodité de l’action, escamoter les effets du temps.